Pourquoi faut-il se méfier de la publicité ?

Les dangers insoupçonnés de la publicité.

Notre société actuelle est, ce n’est un secret pour personne, une société capitaliste et de consommation. Celle-ci encourage des valeurs telles que le matérialisme, le narcissisme, la superficialité, l’exhibition de soi et la surexposition, la surconsommation, l’uniformisation et la standardisation, l’étalage de nos vies privées et de nos biens matériels. Autant de modèles néfastes, véhiculés par un outil incontournable, la publicité.

La publicité omniprésente

Composante intégrale de nos vies, nous ne pouvons pas l’éviter. La publicité est partout, n’importe où, n’importe quand, que nous le voulons ou non. Que ce soit sur nos télés, nos écrans d’ordinateurs, nos tablettes, nos téléphones, dans la rue, elle ne nous quitte jamais, telle un boulet attaché à nos chevilles que nous traînons en permanence avec nous où que nous soyons. Et cette métaphore n’est pas laissée au hasard.

Les vices de la publicité

Dans cet article, j’ai choisi en effet de mettre en avant les effets négatifs que la publicité peut apporter, voir même de dénoncer les vices auxquels elle peut nous entraîner si nous n’y prêtons pas attention.

Habitués quotidiennement et continuellement à voir de la publicité, notre esprit y délaisse sa vigilance et nous avons tendance à baisser la garde tant elle nous est familière. Mais pourtant au delà de l’aspect commercial la publicité c’est…

… La porte ouverte au manque de confiance en soi, au dénigrement de soi :

Combien de filles (ou même de garçons) ne se sont-ils jamais comparés aux mannequins qu’on peut trouver dans n’importe quel magazine ? Doit-on seulement évoquer les fameuses Victoria Secret à la chevelure parfaite, aux lèvres délicieusement pulpeuses, au visage irréprochable, à la silhouette de rêve etc ?

Pourtant tout cela ce n’est pas le reflet de la réalité mais d’un fantasme publicitaire et surtout vendeur. En réalité ces mannequins n’existent même pas si ce n’est dans un imaginaire encore une fois publicitaire, de consommation et sociétal, tant elles sont retouchées. Photoshop en sait quelque chose.

Ainsi, en se comparant ainsi aux mannequins que l’on peut trouver dans n’importe quelle publicité (en particulier celles de modes, de maquillages, de parfums) des millions de personnes (et surtout de filles) se rendent littéralement malades pour quelque chose qui n’existe même pas.

La publicité nous véhicule un idéal de beauté imaginaire, qui fait que l’on n’a de cesse de se comparer en permanence à ces fameux mannequins, espérant du plus profond de nous même leur ressembler et nous trouvant ridiculement fade à côté d’eux. On développe alors une véritable obsession de perfection, on se mets à se scruter sans relâche face à notre miroir, chacun de nos défauts devient alors insupportable à nos yeux. Pourtant devinez quoi ? Les défauts existent chez tout le monde, même chez ces mannequins chez qui Photoshop les a gommés. Au delà de ça, je dirais même que ce sont les défauts qui font le charme d’un individu, du moins c’est comme ça que je le perçois. Imaginez si tout le monde ressemblait exactement à l’idéal de beauté qui nous est transmis par la société. Nous serions tous identiques, de simples copies, sans aucun charme, sans aucun caractère, sans rien pour nous différencier et faire de nous ce que nous sommes, ce qui fait justement notre beauté propre.

Il est alors urgent d’ouvrir les yeux face à cela, de nous rendre compte que ces mannequins n’existent même pas réellement tant ils sont retouchés, et quand bien même, ceux-ci sont mis en valeur par un certain éclairage, par un certain maquillage, et sont déjà pré-sélectionnés dans la « population » parmi des gens possédant peut-être plus de chance que d’autres physiquement. Or, ils ne sont absolument pas représentatifs de la société de part déjà cette sélection et de plus, comme on dit « il n’y a pas que le physique dans la vie ».

Il est alors impératif d’apprendre à s’aimer physiquement (et bien entendu intérieurement) soi-même, d’apprécier nos défauts et de nous rendre compte que ce sont eux qui nous caractérisent, de voir le meilleur dans chacun d’entre nous et de lutter contre cette publicité qui nous conduit à une obsession permanente, à des complexes et même chez certains à un mal-amour propre.

Lorsqu’on visionne une publicité, il faut bien garder tout cela en mémoire.

Gare également à la standardisation : 

Dans cette même lignée, la publicité, comme je le disais, nous véhicule un idéal de beauté. Mais cela va même au delà de cela. Sans qu’on s’en rende forcément compte, tout est fait dans la publicité pour standardiser les gens. A l’image de produits que l’on vendrait en série dans un magasin, elle cherche à faire de nous des clones, de parfaites copies identiques au sens imagé du terme. On retrouve bien là l’empreinte du capitalisme.

Pourquoi le Coca-Cola est une des boissons préférées de l’ensemble de la population ? Pourquoi les Louboutins sont les chaussures que chaque fille voudrait avoir ?

On ne s’en rend pas compte mais on nous dicte nos propres goûts, on nous attire psychologiquement vers tel ou tel produit. On construit dans nos cerveaux des représentations, représentations comme quoi une marque est mieux qu’une autre, en fonction de celle qui a le plus de pouvoir. Et ce pouvoir se traduit par la visibilité, qui lui même se traduit par la publicité.

Par exemple, vulgairement, Coca-Cola est souvent mieux perçu que Pepsi tout simplement parce que c’est lui qui a le plus de pouvoir, qui a le plus grand nombre de publicités donc le plus grand nombre de répercussions sur nous et d' »ancrages » dans notre cerveau.

Il en va de même pour l’automobile. Si l’on a de bons moyens, on s’achètera plutôt une Audi ou une BMW car c’est mieux vu par la société encore une fois grâce à la publicité, mais si l’on a des moyens plus faibles on se tournera vers une Peugeot par exemple.

Par la publicité, nous avons tous au final les mêmes habitudes d’achats selon notre classe sociale et nos moyens. Il est inutile, je pense, de citer des exemples.

La publicité c’est aussi… Un encouragement à la surconsommation :

Quel est le but premier de la publicité si ce n’est nous inciter à consommer ?

C’est exactement ce que la publicité cherche à faire, malheureusement, souvent dans l’excès. Que nous le voulons ou non, plus nous sommes confrontés à de la pub, plus on a envie d’acheter. Et étant donné que l’on en voit sans cesse, cela en devient problématique. D’autant plus que la publicité sait trouver précisément les mots pour nous donner l’eau à la bouche, pour nous convaincre d’acheter quelque chose quand bien même nous n’y aurions pas pensé nous même.

Alors, si l’on veut éviter de devenir un acheteur compulsif ou dans le cas le plus extrême surendetté, ou d’accumuler au contraire de la frustration face à la vision de choses qui nous font envie mais que nous ne pouvons pas acheter, nous pouvons… Eh bien, pas faire grand chose malheureusement, mis à part se retenir, garder en tête l’objectif des publicitaires, ne pas croire ce que l’on fait miroiter pour vendre et parfois savoir se déconnecter (même si c’est difficile) en sachant zapper quand vient l’heure de la pause publicité par exemple… (Prenez garde également aux promotions soi-disant avantageuses !).

La publicité reflète un monde hypocrite fait de superficialité :

La publicité, au delà de tout ce qu’on a pu déjà énumérer, renferme également des valeurs nocives telles que le narcissisme et le matérialisme. Celles-ci nous conduisent inconsciemment à une surexposition de soi (qui peut d’ailleurs être dévastatrice) et à un étalage d’un soi superficiel et de nos biens.

La publicité nous véhicule alors un monde superficiel où le matériel par exemple prône et vient faire oublier ce que devraient être les vraies valeurs. Inconsciemment toujours, la publicité nous rend alors passif face à ce qui nous entoure, et aveugle sur certaines choses qui pourtant, devraient nous préoccuper.

La publicité agit alors à mon sens comme un miroir auscultant la réalité du monde, et nous renvoyant  un reflet trompeur et hypocrite face auquel il est important de faire attention, si l’on ne veut pas devenir les moutons de notre chère société…

Ainsi, je viens à travers cet article de vous présenter les effets pervers que la publicité peut cacher. En guise de moralité et de conclusion afin de résumer tout cela,je n’ai qu’un mot à dire : Ouvrez grand les yeux.

Note : 

Je tiens à dire que cet article est volontairement exagéré pour faire prendre conscience aux personnes de l’ampleur que la publicité peut avoir sur nous, mais tout comme sur celle-ci, il est important de lire cet article non pas au sens premier du terme et de ne pas trop prendre à cœur ou avec pessimisme ce que je viens d’énoncer.

H. Dlx. 

Crédits : Photographie libre de droits provenant du site Pixabay. Je remercie le compte PublicDomainArchive pour cette belle photo. Voici le lien où vous pourrez la retrouver : https://pixabay.com/fr/billboard-publicit%C3%A9-banni%C3%A8re-570104/ . Licence : CC0 Public Domain.

 

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